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NOTRE PATRIMOINE

BULLETIN DU COMITÉ  DE SAUVEGARDE DU PATRIMOINE VALENCIENNOIS.

N° 9 Automne 2005.

Un dimanche, à la chapelle...

Dans le bulletin n° 6 automne 2002, nous nous interrogions sur l'utilité et le devenir d'une association de sauvegarde telle que la notre alors même que nos élus municipaux avaient apparemment pris la mesure des problèmes en instituant une zone de protection  du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP), des OPAH et un PRI (nos fidèles lecteurs auront reconnu la Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager, les Opérations Programmées d'Amélioration de l'Habitat, le Périmètre de Restauration Immobilière). L'article se terminait ainsi "toutes les conventions du monde ne pourront envisager tous les cas de figure. La souplesse et l'indépendance d'une association en font un intervenant essentiel". La Gazette de l'Hôtel DROUOT du 10 juin 2005 devait tristement illustrer la justesse du propos.

 

Sur deux pages couleurs s'étalent les tableaux, sculptures, meubles et accessoires de la salle d'honneur et de la chapelle de l'ancien Hôpital du Hainaut. Tout est à vendre le 26 juin, un dimanche, dans la chapelle: le crucifix sculpté par CARPEAUX offert par sa fille, les fonds baptismaux, le maître autel, les lustres, les grilles, les portraits des administrateurs, les oeuvres données par Napoléon III et Henri LEMAIRE... Tout, absolument tout ! Sitôt l'information connue le vendredi, à deux semaines de la vente, la réaction a été forte et immédiate :

  • propagation et diffusion maximale de la nouvelle auprès des membres actifs de notre association, du Cercle Archéologique, des Amis du Musée, du milieu médical (hôpital oblige), des élus municipaux et locaux, des membres du conseil d'administration de hôpital
  • demande de rendez-vous dès le samedi matin auprès de Patrick ROUSSIES adjoint au Patrimoine
  • courrier à la Direction Régionale des Affaires Culturelles et au Président de VAL MÉTROPOLE.

 

Lors du rendez-vous en mairie, votre président a fermement exprimé la position du Comité de Sauvegarde tant à l'adjoint au maire qu'au directeur de hôpital: la vente devait être annulée ou, à tout le moins, reportée.

La mobilisation a été efficace puisque les élus ont été assaillis de coups de téléphone d'indignation; tout Valenciennes en bruissait. Par ailleurs, l'article de la Gazette n'avait pas échappé à Mr Jacques FOUCART ancien conservateur au département des peintures anciennes du Louvre qui a vigoureusement protesté et averti les autorités concernées. 

Dès le 13 juin, la Tribune de l'Art (lettre d'information sur l'art et le patrimoine "latribunedelart.com") pouvait annoncer le report sine die de la vente et la création d'une commission d'étude sur l'origine des objets annoncés à la vente, leur statut et leur intérêt.

 

Si le pire a été évité, d'importantes questions se posent :

  • comment le conseil d'administration de hôpital a-t-il pu adopter une telle mesure sans consulter Val Métropole (probable acquéreur des bâtiments) ou la mairie de Valenciennes intéressée au premier chef par le patrimoine local ?
  • pourquoi la DRAC, qui aurait été informée par hôpital, n'a-t-elle pas réagi et anticipé ?
  • que deviendront les objets sélectionnés par le centre hospitalier pour ses salles d'apparats à la fondation Serbat et au nouvel hôpital? Ne seront-ils pas vendus ou dispersés ultérieurement en toute quiétude puisque non accessibles au public ?

 

Le technocrate répondra :

  • le centre hospitalier a besoin d'argent et vend ce qui lui appartient (ou ce qu'il pense lui appartenir); point n'est besoin d'en référer à quiconque
  • hôpital du Hainaut est classé en tant que bâtiment mais son mobilier ne l'est pas
  • le centre hospitalier dispose comme il l'entend de ses objets.

 

Avec de tels arguments, châteaux, églises, hospices, forts et autres lieux jusqu'à lors encore préservés sont vidés de leur contenu. L'immeuble perd son âme et le mobilier sorti de son contexte n'a plus de sens véritable.

 

Et c'est ainsi qu'au XXI ème siècle, à Valenciennes ville de tradition artistique, avait été planifié depuis décembre 2004 le dépeçage de la seule chapelle épargnée par la Révolution et autres guerres.

 

Espérons maintenant que la ville de Valenciennes parviendra à négocier dans de bonnes conditions tant auprès du centre hospitalier que de Val Métropole le maintient sur place du maximum d'éléments et d'oeuvres.

 

La sauvegarde du Patrimoine ? Un éternel recommencement...

 

 

 

Jérôme GUILLEMINOT

 

 

Rétrospective sur la vie de l’association.

 

  • décembre 1991 : achat de la maison 94 rue de Paris.

  • septembre 1992 : dossier sur le quartier des Canonniers.

  • juin 1994 : recours devant le tribunal administratif et annulation du permis de démolir les 6 et 8 rue de Hesques.

  • octobre 1996 : premier bulletin “Notre Patrimoine”.

  • septembre 1999 : début des travaux de restauration 94 rue de Paris.

  • septembre 2001 : réception des travaux de façade 94 rue de Paris.

  • 2002 : contentieux avec la SCI La Dodenne.

 


Date de création : 06/12/2004 @ 04:00
Dernière modification : 10/11/2013 @ 21:30
Catégorie : Rubriques - BULLETINS
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