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Assemblée générale du CSPV 18 novembre 2017

Environ 70 présents (d’autres manifestations avaient lieu en même temps, dont une sortie des Amis du Musée avec plusieurs membres du CSPV)

Bilan financier de Christian Vacher : recettes : 10030,99 € ; dépenses : 31024,88 € ; situation au 30 juin 2017 : +16279,33 €. Voir détail sur la feuille « Bilan financier ». Bilan accepté et voté par l’assemblée.

Bilan d’activité

Alain Cybertowicz parle d’abord du 94 rue de Paris, des travaux depuis un an : la pose des tomettes par David Riché qui a remplacé Salvatore Ruta dont l’entreprise a déposé le bilan, le don d’un métier à tisser offert par l’école des Beaux-Arts de Tournai par l’intermédiaire d’Evelyne Leclercq et de Monique Simon, les plans du futur escalier pour accéder à l’étage réalisés par Roland Demoulin, le financement de cet escalier grâce à un mécénat de la Fondation du Crédit Agricole Nord de France.

Madame Viviane Olivo, déléguée générale de cette fondation, explique pourquoi elle a soutenu notre projet et présente ensuite les différentes actions de sa fondation.

Bernard Beaufort continue le bilan d’activité en reprenant la page 4 du bulletin annuel, puis en terminant en regrettant qu’il n’y ait plus de communications avec les élus, ce qui provoque des incompréhensions. Bilan d’activité accepté et voté par l’assemblée.

Avant de passer aux questions aux élus, Alain Cybertowicz fait une mise au point pour éviter toute équivoque et lit un texte élaboré par le Bureau du Comité :

Le CSPV est une association de sauvegarde du patrimoine et défend ses valeurs.

Nous ne sommes pas un parti d’opposition et nous ne déclarons pas la guerre aux élus.

Nous sommes des gens raisonnables, responsables, loyaux envers les élus et notre position est très claire : sauvegarder le maximum de patrimoine de la ville en tenant compte des problèmes de sécurité et de coût.

Voici la position du Bureau du CSPV sur certains sujets d’actualité, étant bien entendu que certains membres de l’association ont une opinion qui peut être légèrement différente (il est impossible de faire l’unanimité!).

Sur le Mont de Piété, on regrette le manque d’informations mais on n’est pas contre le projet d’Histoire et Patrimoine. Nous avons été surpris du changement d’affectation, mais on ne peut raisonnablement pas s’opposer à une sauvegarde et une restauration qui ne coûtera rien aux valenciennois ! Le Comité est en attente d’un rendez-vous avec Monsieur Coeuille qui est en charge du projet pour le promoteur. Nous aimerions que le clocheton caractéristique soit remis et que des fouilles sérieuses soient faites dans la partie la plus ancienne.

Sur l’hippodrome, la position est la même : nous ne nous opposons pas au projet.

Sur les boulevards, la majorité des membres trouve que le résultat est une réussite

Sur le mur devant les casemates de la citadelle, on trouve que ce mur provisoire est une bonne idée, mais nous aurions aimé être avertis, car c’est le CSPV qui a permis l’inscription de ce site, grâce à un article de Jérôme Guilleminot dans Valentiana. Nous continuons à demander la restauration de ces casemates ainsi que l’écluse des Fossé Notre-Dame.

Sur la basilique, le CSPV désire la conserver en totalité dès l’instant qu’il n’y a pas de problème de sécurité. Le coût sera évidemment important, mais cela se fera au « rythme des cathédrales » !

Sur la porcelainerie : nous sommes très inquiets sur les vestiges de ce bâtiment classé monument historique. Il ne faut pas oublier l’importance de la porcelaine de Valenciennes qui a été l’une des premières à être réalisée grâce au charbon de terre, ce qui a permis une température plus élevée donc une meilleure qualité. Cette porcelaine est reconnue à l’international et le moindre objet a une grande valeur. A l’heure ou nous sommes, Jérôme Guilleminot fait une intervention à Lille dans un colloque national sur la porcelaine et présente celle de Valenciennes.

Sur le béguinage, nous demandons depuis des années que la Ville intervienne pour qu’il soit présentable aux touristes. Nous rappelons que c’est pratiquement le seul béguinage français encore en bon état.

La parole est donnée aux élus :

Guy Marchant, premier adjoint, répond point par point aux problèmes soulevés :

La Ville donne les informations par les conseils municipaux, le site de la Ville et le journal de la Ville

Le Maire est soucieux de sauvegarder le patrimoine, mais il doit faire face à de gros problème budgétaires, l’État ayant réduit ses aides de manières très importante.

Le Mont de Piété a été vendu au promoteur Histoire et Patrimoine qui a fait ses preuves de restaurations de qualité dans de nombreuses villes

L’hippodrome a été vendu à un investisseur valenciennois

Les boulevards sont de la compétence de Valenciennes-Agglo

Pour la citadelle c’est un problème de sécurité

Pour la porcelainerie, il n’y a pas de décision de prise pour l’instant, mais il y aura quand même un parking. On ne sait pas comment intégrer ce bâtiment. S’il est classé, il doit rester.

Dans l’arsenal il y aura 6 salles de cinéma pour un total de 1 000 places.

Le béguinage est constitué de propriétés privées, les propriétaires doivent déposer des permis de travaux. La ville lutte contre les travaux illégaux mais manque de personnel pour la surveillance.

La Ville a des contraintes qui sont les nôtres : financières.

Guy Marchant va demander au Maire de reprendre les « points Patrimoine ».

Le service archéologique de la Ville compte 9 membres et travaille beaucoup sur les chantiers PNRQAD.

La Ville aide financièrement les propriétaires de la rue de Lille à rénover les façades jusqu’à fin 2017. A partir de janvier 2018, cette rénovation sera obligatoire.

Daniel Cappelle, élus délégué Patrimoine, continue :

La vente du Mont de piété a été annoncée au CSPV lors de la précédente assemblée générale.

La Ville dépense beaucoup au niveau du patrimoine : le Conservatoire, bâtiment de 1864 qu’il a fallu restaurer, le nettoyage des statues, des restaurations peu visibles comme des changements de châssis, des moulages de statues à 6 000 euros pièce pour la Plaine et le boulevard Watteau…

Pour le Mont de Piété, le promoteur doit suivre les contraintes des Monuments Historiques

Pour l’hippodrome, l’objectif est de lui redonner son aspect initial ; les tentures ont été descendues, elles seront expertisées avec comme objectif de les remettre en place.

Le mur devant les casemates est démontable

Pour la porcelainerie, rien n’est défini. Les archéologues ont visité le site. La Ville est soucieuse de la porcelaine de Valenciennes.

Une association des « amoureux de la dentelle de Valenciennes » vient de se créer.

La tour de la Dodenne vient d’être nettoyée

Un poste de conservateur des cimetières Saint-Roch et Saint-Jean vient d’être créé, ainsi qu’un lieu de réunion au cimetière Saint Roch

Pour la basilique, rien n’est encore décidé sur son avenir. Il va falloir sortir les œuvres, faire des travaux d’urgence comme colmater les fuites d’eaux. Viendront ensuite les travaux de réparation, puis une estimation des coûts pour la suite des travaux. Une consultation de l’affectataire, des valenciennois, des associations aura ensuite lieu pour prendre des décisions. Le lieu devrait rester cultuel, mais deviendra aussi culturel. Le rapport définitif d’expertise est tombé et la Ville n’est pas responsable des dégâts causés par les travaux. Le juge va devoir définir les responsabilités.

L’emplacement de l’ancienne piscine deviendra un jardin.

L’équipe de propreté de la Ville ira dans la caserne Vincent.

Le thème des prochaines journées du Patrimoine sera : « La Belle Époque ».

Il faudrait créer un réseau des « maisons scaldiennes », et écrire une livre sur la restauration du 94 rue de Paris. Alain Cybertowicz a suffisamment de documents pour l’écrire.

La tapisserie de Tournoy va être restaurée. Le coût est estimé à 100 000 euros. Le musée d’Art Moderne de New-York va en mettre la moitié. Le reste viendra de la Ville, de mécénat, des Amis du Musée...

Questions du public :

Jean Paul Plichon : la maison Lefranc a été vendue à un promoteur avec un projet de 10 appartements. Quel avenir pour l’intérieur ? Réponse de Guy Marchant : l’intérieur sera respecté.

Philippe Morel parle des trois niveaux de caves du Mont de Piété dont il vient de faire l’acquisition

Monsieur Fleury pose la question du devenir du Palis des sports de l’avenue des sports. S’agit-il d’un hangar à dirigeables ? Va-t-on le conserver ? Guy Marchant répond que ce bâtiment est un gouffre en chauffage mais que rien n’est décidé pour l’instant...Tout le quartier va être transformé : piscine, écoles, béguinage…

Stéphanie Pirez-Huart, doctorante en histoire médiévale à l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis fait ensuite sa conférence « Regards sur Valenciennes et son plat-pays à la fin du Moyen Age : premiers résultats et perspectives ».


Date de création : 27/12/2017 @ 18:09
Catégorie : - Assemblée Générale
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