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BALCONS DE FERRONNERIE A VALENCIENNES.

Valenciennes ne semble pas avoir été, au XVIIIième siècle, terre d’élection de la ferronnerie, mais avoir le plus souvent préféré, pour les escaliers intérieurs, les balustres en bois découpé.

Pourtant, subsistent dans les vieux quartiers, quelques spécimens, où les larges arabesques s’ornent de feuillages forgés et rapportés (n°1, balcons de la sous-préfecture ou 84, rue de Famars). D’autres, plus simples, organisent leurs jolies courbes symétriques de part et d’autre d’un axe central vertical (2, 3, 4), non sans une certaine surcharge grêle parfois (5, 6).

A l’extrême fin du 18ième siècle, apparaît un procédé économique souvent repris par la suite : la répétition d’éléments semblables juxtaposés (7, et 139, rue du Quesnoy, angle place Verte/ rue M. de Quinvigny ou 22, rue Honhon) ;

Au XIXième siècle, les balcons de fonte, et non plus de fer forgé, reprennent l’esprit de ceux du 18ième (8, 9), mais souvent en densifiant le réseau de volutes (9 et 15 bld Watteau ou 42, rue de Famars). On imite alors les délicats feuillages forgés du siècle précédent en moulant des masses de fonte (10, et 15 bld Watteau).

Au tournant du siècle, le vocabulaire décoratif se renouvela : « l’art nouveau » pratiqua la « ligne en coup de fouet », où une extrémité de la volute restait libre (11, 12) et imitant la souplesse des lianes réelles (12).

Avec le mouvement « art déco », retour à la stylisation simplificatrice : souvent celle de la rose (13), ou purement géométrique (14)

Aujourd’hui, l’art de la ferronnerie culmine ( !) dans la croix de saint André du garde-corps du kiosque faisant regretter les complexes volutes de la Belle Epoque. C’est pourquoi, il faut préserver les réussites architecturales du passé : ce à quoi s’emploie le Comité de Sauvegarde (15 et 15 bis).

Texte et dessins de Jean Claude BOULENGER

Automne 2003

(1) 30, rue Abel de Pujol